La Région Île-de-France a apporté au début de l’année 2017 son soutien au Domaine d’Intérêt Majeur (DIM) émergent intitulé « Sciences du texte et connaissances nouvelles ». Ce réseau a pour but de rassembler, à l’échelle régionale des initiatives institutionnelles dont l’objectif est de dynamiser une recherche d’excellence en Humanités numériques, capable de rivaliser avec ses homologues nationaux et internationaux. Ce réseau a plus précisément vocation à soutenir, en premier lieu, des projets de recherche dans lesquels le document et l’archive, qu’ils aient besoin d’être numérisés ou qu’ils appartiennent d’emblée à la nouvelle culture numérique, contribuent à redessiner les contours du patrimoine.Les projets de recherche soutenus par le DIMé sont également ceux qui structurent le document numérique en vue de son exploration, de sa fouille et de sa reconfiguration à des fins de représentation accessible à tous.

Le DIM (Domaine d’Intérêt Majeur) « Sciences du Texte et Connaissances nouvelles » part d’une problématique  pour aboutir à la mise en place d’une dynamique régionale de réseau en Humanités Numériques.

Le projet propose de fédérer des équipes, des acteurs, des chercheurs ou des acteurs de la formation, qui s’accordent sur la nécessité de rassembler autour de l’émergence des environnements numériques modifiant profondément les interactions entre les individus, leur rapport à la connaissance, et leur compréhension des humanités. C’est le champ des « connaissances nouvelles ».

La Région développe, à travers la politique des DIM, l’ambition de positionner très clairement Paris en tant que capitale européenne, à concurrence égale avec Londres, Madrid, Rome, Berlin dans tous les enjeux majeurs de la Recherche dans les domaines innovants, et en particulier, les Humanités Numériques.

 

 

 

En ce sens, nous pouvons convenir que les Humanités Numériques sont la partie croisée de chaque discipline en Langue, Linguistique, Littérature(s) et Histoire mais également de toutes les autres disciplines ayant pour objectif de construire un savoir savant qui produise une influence sur l’humain au coeur de la société numérique (informatique, médecine connectée, diffusion juridique), éventuellement constituée en une nouvelle discipline académique, qui, ayant pris conscience que la nature nativement numérique ou numérisée de l’archive documentaire (images, textes, vidéos, sons) qui est l’objet de leur étude et le support de leur diffusion a modifié le lieu et l’adresse (locator) des données et la manière dont elles y accèdent, estiment ensemble que ce bouleversement du rapport savant avec la notion fondamentale de diffusion encyclopédique des savoirs est l’oeuvre du progrès, source d’humanisme. Elles accordent donc une importance fondamentale (1) à la culture numérique, (2) à la maîtrise de l’outil informatique sous toutes les formes qui le connectent à l’humain par les sens, les savoirs ou qui le représentent par les données qui en enrichissent la connaissance et (3) à la question renouvelée de l’encyclopédisme et de la diffusion la plus large possible et au plus grand nombre par le biais des canaux numériques des vérités acquises au cours de leur étude et des valeurs de progrès qui sous-tendent leur développement fondamental.